<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-7341160440939183559</id><updated>2012-02-16T09:54:21.907+01:00</updated><title type='text'>Les Valses</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://lesvalses.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7341160440939183559/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesvalses.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Shyle</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14678502992943393956</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>6</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7341160440939183559.post-5991485512957930921</id><published>2012-01-21T04:29:00.004+01:00</published><updated>2012-01-21T04:38:53.523+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: normal; margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: normal; margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;«&amp;nbsp;Modernité, mon amie&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: normal; margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center;"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://shyle.free.fr/blog/ordi.png" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://shyle.free.fr/blog/ordi.png" width="150" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: normal; margin-bottom: 0.0001pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Hier, à l’opposé de mon habituelle humeur noirâtre et à la tendance dépressive, rançon d’une intelligence supérieure à tout les béotiens ivre de télévision-poubelle&amp;nbsp;; hier donc je jubile, je ne suis que joie et félicité et mon corps entier exulte en pleine orgie métaphysique avec mon esprit. Hier je tiens d’une main la hanche bien en chair d’une groupie de la veille pendant que je fais danser les fesses potelées de cette dernière par à-coups , et de l’autre main, je filme la présente scène avec un téléphone nouvelle génération afin qu’elle puisse se repasser à jamais cet évènement qui restera graver dans ses annales, sans mauvais jeu de mots. A ce moment, l’évidence me frappe en plein visage comme mes cuisses sur le fessier de la tout juste majeure adoratrice&amp;nbsp;: quelle avancée technologique nous avons vécu depuis ces quelques dernières années&amp;nbsp;! (oui, j’ose même le fougueux point d’exclamation que je laisse d’habitude bien volontiers aux écrivains de gare à la prose médiocre comme un quinquennat)&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Oh, je ne parle pas uniquement de la joie&amp;nbsp;citée tantôt, mais bien d’autres encore. Voyons simplement internet, merveilleux outil s’il en est. N’y a-t-il pas de grande joie de voir des boutonneux du monde entier rire d’un même rire de génocides historiques, et s’offusquer quelques instants ensuite de la maltraitance de chatons sur &lt;i&gt;Youtube &lt;/i&gt;par un puceau du même bord&amp;nbsp;? Internet, à l’instar des eaux internationales où l’on marie des hommes à des bœufs, est un territoire hors de contrôle, un bateau que l’on a envoyé dans l’espace, et dont les extra-terrestres, des &lt;i&gt;nerds&lt;/i&gt; de tous horizons, programment mieux le vaisseau que nos mécaniciens officiels.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Fini l’élitisme primaire de vieux auteurs romanesques fanatiques de Balzac, Marivaux ou Musset, et place à l’écriture spontanée des jeunes de notre temps, avides de concourir pour la pire faute d’orthographe du siècle, le tout sur fond d’autobiographie fiévreuse quelque part entre télé-réalités et &amp;nbsp;devoirs d’histoire-géo non rendus. Des ambitieux, en somme. Fini aussi la génération des «&amp;nbsp;enfants de la télé&amp;nbsp;» , perdus dans les années 70 et qui eurent pour unique hérédité une émission cradingue de la première chaine, présenté depuis de trop nombreuses années par un homme d’affaire prétendument comique, avec autant d’humour que Jeanne D’Arc sur le bûcher. &amp;nbsp;Pour information, le susmentionné Arthur pour ne pas citer son nom est désormais officier de l'Ordre des Arts et des Lettres en janvier 2010. Vous parlez d’une époque pourrie jusqu’au trognon… Alors que les enfants du Web, eux, s’abreuvent de références culturelles et contemporaines, allant des répliques du Seigneur des Anneaux jusqu’à la musique avant-gardiste de quelques américains en excès d’&lt;i&gt;auto-tune&lt;/i&gt;. Comme nous avons tout ce que nous désirons en cinq minutes au lieu de soixante il y a quelques années, nous avons encore cinquante-cinq minutes pour faire et trouver n’importe quoi.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: normal; margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: normal; margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: normal; margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Aujourd’hui, je quitte l’appartement de la douce racoleuse d’hier,&amp;nbsp; lui laissant un faux numéro de téléphone sur un papier chiffonné au cas où je retomberais sur elle&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Oh, le numéro était faux&amp;nbsp;?&amp;nbsp;Mince, alors&amp;nbsp;! »&amp;nbsp;. Aujourd’hui donc, fort de ma nouvelle vision sur les technologies modernes, je m’apprête à passer une agréable journée à réaliser des chefs-d’œuvre de courts-métrages, à écrire des textes pointus mais toujours drôlatiques et subtils, et à coloriser des bandes-dessinées à la finesse et à l’onirisme certains. Mais, alors que je suis encore dans la rue, choisissant avec choix l’établissement luxueux de mon repas matinal –à vrai dire à cette heure-ci, &lt;i&gt;MacDonald’s&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;Monoprix&lt;/i&gt;, une main vient caresser mon épaule&amp;nbsp;: c’est la jeune ex-pucelle du soir passé. Oh, misère, horreur, enfers et damnations, comment a-t-elle pu&amp;nbsp;? Foutrebleu et palsembleu, je bous d’une rage interne dont la fureur est aussi bien dirigée vers moi que vers la maligne. Elle m’explique alors innocemment (la bougresse) que je n’ai pas désactivé l’application de géo-localisation via ma page &lt;i&gt;facebook &lt;/i&gt;ou je-ne-sais-quoi encore.&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Il est environ dix heures du matin, et me voilà donc affublé d’une jeunesse qui dérange mes rides naissantes. Bon. J’essaye alors, l’âme en peine, d’entamer une connivence, de formuler quelque chose qui remuerait maintenant notre matière grise. Je lance deux, trois thèmes, j’improvise, je joue avec les mots&amp;nbsp;; mais blasphème éhonté, elle ne m’écoute pas. Le visage concentré sur son &lt;i&gt;Iphone&lt;/i&gt; , elle ne m’écoute définitivement pas. Elle regarde les statuts de ses potes de classe qui parlent du dernier tube éphémère qui traîne sur la toile, elle &lt;i&gt;tweet&lt;/i&gt;, lance des applications inutiles. Je fais claquer mes doigts pour l’attirer à nouveau vers moi comme lors de nos ébats mais rien n’y fait. Il n’en faut pas plus pour faire la girouette et reconsidérer mon avis précédemment irrécusable, maudissant à présent l’objet du délit. Au bout d’une heure de gêne et de silences, j’arrive enfin à attirer son intérêt en lui rappelant la nuit de son dépucelage. Alors, elle m’avoue avoir menti, n’en être pas à son premier coup d’essai, si j’ose dire. Pire, elle s’octroie le droit de me critiquer, trouvant mes coups de reins certes puissants mais manquant d’imagination quant à leur posture. C’en est trop. La modernité vient officiellement de me recycler. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Après avoir retenu l’envie pressante de gifler l’insolente comme il se doit, je sors du fast-food encore étourdi. Trahison, internet est en fait un fléau, le mal du siècle à venir. Ce que j’encensais jour et nuit créa en réalité une génération monstrueuse, blasée, dopée à la pornographie facile et à la violence rutilante. Tout va plus vite, un jeune éphèbe cultivé comme moi est déjà plus proche de l’obsolescence que de l’innovation. Je réalise, chacun des petits délires de petits artistes cyniques de moi ou d’un de mes amis est déjà pensé, prémâché et régurgité sur le web 2.0, exporté en une infâme pâtée sans âme, sans métaphore aucune ni figure de style. Si je n’ai rien contre le verbiage de quelques crétins d’internautes bouffis d’orgueil dit bloggeurs, on est loin des bonnes vieilles et classiques fautes d’orthographe involontaires, mais l’on pratique le barbarisme comme sport quotidien, avec l’anglicisme primaire comme discipline olympique. Ce dernier nous empêchant toute évolution saine de la langue de Molière, nous ôtant bon nombre de mots, réduisant notre vocabulaire à son rang le plus faible. Ce langage mutant et approximatif interdit toute intelligence, nous interdit même l’amour basique, dans cette dynastie où l’on n'aime plus, où l’on «&amp;nbsp;&lt;i&gt;like&lt;/i&gt;&amp;nbsp;». Oui, du verbe «&amp;nbsp;&lt;i&gt;liker&lt;/i&gt;&amp;nbsp;». J’ai le vertige.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Une génération qui se leurre désirant que tout aille vite, alors que le nectar de l’excellence se trouve dans les instants qui s’allongent. Et ce n’est certainement pas ma groupie de la veille après ses trois heures et vingt-six minutes de délices prolongés et d’orgasmes répétés qui me contredira, fusse-t-elle trop blasée pour le reconnaître. Ils ont perdu la simplicité au profit la futilité. De mon temps, trois pixels suffisaient aux premières joies érectiles du jeu vidéo, maintenant l’on se retrouve devant un film qui bouge dont la fadeur serait égale à celle de Valéry Giscard D’Estaing en plein débat sur la culture des betteraves en Occident. Non, aujourd’hui le numérique explose l’analogique dans tous les domaines pendant que Kodak fait faillite, &amp;nbsp;ruinant nos souvenirs.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Et pour quelles nobles causes les affres de la modernité se sont-elles installées&amp;nbsp;? Pour que quelques bobos dont la richesse parentale leur a probablement évité une prostitution certaine se touchent frénétiquement sur n’importe quel objet informatique, du moment qu’il soit signé de la pomme de Steve Jobs. Pour que les ados du monde n’aillent plus se masturber devant les culottes gainantes du catalogue La Redoute de maman, mais qu’ils le fassent devant un porno hard de double pénétration dans leur chambre.&amp;nbsp; La prochaine étape, demain les prêtres iront prêcher avec des &lt;i&gt;Ipad&lt;/i&gt; entre leurs doigts libidineux à la place de leurs classiques ouvrages sacrés.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Aujourd’hui, il est tard et j’écris ce texte. Je fais long, plus qu’à l’accoutumée, mais la logorrhée verbale/écrite n’est pas l’unique raison à cette hypertrophie littéraire. &amp;nbsp;Il est environ onze heures du soir,&amp;nbsp; et ma page &lt;i&gt;Facebook&lt;/i&gt; (oui, honte à moi, mais pour la séduction 24h chrono, y a pas mieux) se remplit de messages ahurissants. La fermeture d’un site de partage et de visionnage illégal en est la cause. &lt;i&gt;MegaUpload&lt;/i&gt; rend en effet les armes, et tous les connards que j’ai ajoutés «&amp;nbsp;en ami&amp;nbsp;» en espérant que par l’adoration ils en viendraient à l’offrande de leurs petites sœurs majeures depuis peu, tous ces blaireaux internautiques s’emportent. On vient de leur enlever leur distraction du soir post-coïtal, et ça, ça ne plait pas. Et peu importe que &lt;i&gt;Wikipedia&lt;/i&gt; faisait, quelque jours auparavant, un &lt;i&gt;black-out &lt;/i&gt;en indiquant combien ils étaient menacés, ça n’intéressait personne. &amp;nbsp;Oh non, lire un article simplifié sur l’unification de la mécanique quantique et de la théorie de la relativité générale est moins intéressant que de regarder une énième fois le 182&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; épisode de «&amp;nbsp;&lt;i&gt;Mon Oncle Charlie&lt;/i&gt;&amp;nbsp;» ou de «&amp;nbsp;&lt;i&gt;True Blood&lt;/i&gt;&amp;nbsp;». C’est sûr, les neurones sont moins sollicités. Après l’énorme et incompréhensible enthousiasme du lancement de &lt;i&gt;Free&lt;/i&gt; en téléphonie, je me sens ailleurs quelque part, entre un vieux mange-disque et un Atari 1040 STE. Voilà, je me jure de supprimer ces parasites de mon compte et d’une manière plus générale de ma vie, je ferme l’ordinateur, et je vais dormir.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: normal; margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: normal; margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: normal; margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Demain alors, demain tout ira mieux. Le FBI continuera à fermer des sites dont je me fous éperdument, et je jubilerai de voir la masse les pleurer, et je jubilerai pareillement de voir ces mêmes sites renaître de leurs cendres. Demain le gouvernement se réveillera et Internet sera fermé, verrouillé, ou trop cher, et son débit sera équivalent à celui du petit Rhône en banlieue&amp;nbsp;: faiblard et monotone. Plus besoin de s’isoler dans les grottes pour fuir le monopole informatique. Demain je n’enverrai plus des textes de trois pieds de long pour une poignée de lecteurs avertis et de lectrices désireuses dont l'intellect inspire des ébats au sein d’une bibliothèque, quelque part entre les livres de Jean D’Ormesson et ceux de Jean-Paul Sartre. Demain nous reparlons, demain les gens resteront concentrés sur leurs conversations. Demain nous retournerons au 56k, aux émulateurs &lt;i&gt;Game-Boy&lt;/i&gt; , à &lt;i&gt;ICQ&lt;/i&gt; et, qui sait, à &lt;i&gt;Windows 95&lt;/i&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Demain, nous reviendrons peut-être à complimenter la plume d’un auteur, plutôt que son clavier AZERTY. Qui sait ? En tout cas, cela me paraît d’une pertinence rare de finir cette chronique sur le mot AZERTY.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7341160440939183559-5991485512957930921?l=lesvalses.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesvalses.blogspot.com/feeds/5991485512957930921/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lesvalses.blogspot.com/2012/01/mon-amie-hier-loppose-de-mon-habituelle.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7341160440939183559/posts/default/5991485512957930921'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7341160440939183559/posts/default/5991485512957930921'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesvalses.blogspot.com/2012/01/mon-amie-hier-loppose-de-mon-habituelle.html' title=''/><author><name>Shyle</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14678502992943393956</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7341160440939183559.post-7924907561452422017</id><published>2012-01-16T00:38:00.006+01:00</published><updated>2012-01-16T00:52:24.602+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&amp;nbsp;« Le vieil homme accompli »&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;img height="180" src="http://shyle.free.fr/blog/vieux.png" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Hier, pourtant dégoûté de toutes les mièvres résolutions de la populace pour fêter le temps qui passe et nous plombe chaque jour un peu plus –oui c’est joyeux … Hier je ne peux échapper à l’envie non moins traditionnelle du bilan de fin d’année. Je regarde donc en arrière, analysant chacune de mes anciennes amantes éplorées et désireuses de renouer avec un contact physique digne de ce nom pour faire bouger ces pulpeux fessiers que leur époux actuels n’arrivent même pas à faire vibrer. Je vois ce que j’ai simplement fait, écrit, dessiné ou joué cette année. Car oui, la première innovation de la rentrée scolaire précédente fut mon adhésion maladroite à une joyeuse bande de bras cassés communément appelée ligue d'improvisation théâtrale. En effet, si la liste de talents déborde déjà, il manquait à mon goût de la joute verbale, la flèche du jeu corporel non sexuel. Cette année je me suis donc retrouvé affublé d'un maillot hideux sentant la transpiration fossilisée, quelque part dans une salle obscure d'université parisienne de renommée fallacieuse, tenant dans mes mains des objets inexistant et voyant mes camarade faire rire l'assemblée par de bonnes vieilles imitations raciste sur les Chinois et leur monomanie du riz cantonnais. Tout ce que l'Homme veut.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Mais le cerveau humain est une machine dont la logique égale celle d'un ivrogne des grands soirs. Alors hier, je constate, premier surpris, que même si cette année ne fut pas si mauvaise, la vieillesse me guette. Certes, j'ai les plus belles filles d'Europe à mes pieds, attendant d'assujettir l'Amérique une fois que ma réticence pour l'obésité féminine obsolète. Certes, mes débuts prometteurs dans l'écriture me forcent à refuser des contrats juteux avec quelques canards satiriques. Oui mais au fond, je n'ai encore rien. Je m'endors alors moins tranquille, ignorant le réconfort des seins de la fille facile dormant dans mes draps, que je viendrais gamahucher encore quelques soirs en position animale avant qu'elle vienne s'ajoute à la liste des anciennes conquêtes avides de retrouver le temps passé. Non, définitivement, la calvitie naissante, le ventre qui enfle et les responsabilités qui s'accumulent, ça ne me plaît pas. Etre vieux et n'avoir plus comme unique joie d'arriver au toilettes avant d'humecter ses charentaises, les jambes dégoulinant d'urine, ça a quelque chose d'effrayant.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Aujourd’hui, la vie n’est pas une pute comme on l’entend souvent à droite à gauche, mais un odieux mari cradingue à l’allure douteuse, la bedaine gonflée à la bière bon marché et à la désirabilité proche de celle d’un ministre de l’émigration. Mariés de force, nous ne pouvons pas divorcer sous peine de mort, et il faut prendre les coups du salaud avec le sourire. Parfois, on essaye de trouver quelque chose de séduisant, on se dit que de temps en temps il arrive quand même à soulever sa masse de devant la télévision pour nous honorer un peu comme il se doit. On se met même à faire l’idiotie de comparer nos maris. « Oh, moi au moins il ne me torture pas » ; « Il me laisse quand même manger à ma fin ».&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Bref, aujourd’hui pour changer de mes prédestinations génétiques et de mes habitudes, je doute. Ce qui semble être une vie qui se remplit n’est sans doute qu’une vieillesse qui concède. Dans le métro, mon esprit sort un instant de ma lecture, probablement Voltaire, Marivaux ou Balzac, où n'importe quel objet de papier relié qui s'écarte des magasines crétins de mes voisins de transport. Mes yeux se plongent alors dans une publicité murale dont la simplicité honteuse quand on connaît les salaires des graphistes m’aguiche le regard. Elle présente Guy Roux, célèbre bouseux maître-chien de sportifs illettrés, et ancien roi des beaufs s’il en est, sur un fond grisâtre, un chapeau de noël sur la tête, ventant je ne sais plus quelle ineptie à 29,90€ par mois. Première réaction quelque part entre la moquerie et le dégoût, logique. Mais réfléchissons un peu plus à ce cas. Un homme à la passion pourtant risible, encensé par les médias. Reconnu comme fer de lance de la sincérité et de l’intégrité, alors que le bon gros Guy n’en est pas à son coup d’essai, déjà adepte des spots télévisuels ridicules, comme ceux d’une marque d’eau minérale qu’on ne citera pas et dont l'intérêt artistique est proche de celui d'une photo de famille .&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Mais finalement, le talent n’est-il pas là ? Pour un aficionado du rouge qui saoule, se voir vanter les mérites de l’eau plate est en soi une ironie plaisante. Et puis même, avoir pratiqué des années durant sa passion, avoir amassé de l’argent et être taxé d’honnête homme à vie, ça ne se refuse pas. Il a ce regard du vieil homme accompli qui, aussi stupides, ridicules et insondables soient ses actes, serait crédité à vie d’un rôle plaisant de papy à qui l’on pardonne finalement tout, car on lui reconnaît le talent de sa passion. N’est ce pas là finalement un accomplissement absolu ?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; L’ancien entraîneur me rappelle alors un autre chapeauté de noël qui avait fait parler de lui dans le cercle très fermé des gens dont la culture musicale dépasse le top 50 des cinq dernières années, Bob Dylan. Pour information pour les quelques lecteurs incultes tombés ici en recherchant des images érotiques de Kristen Dunst nue –intention plutôt louable à la base, Bob Dylan&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Oui, mais en plus d'un confort financier certain quand on ne disperse pas des enfants radins aux quatre coins du globe, être vieux c'est avant tout être libre : la notoriété de nos précédents actes et paroles joue pour nous et nous précède, et l'on peut joyeusement faire n'importe quoi pour quelques billets supplémentaires que l'on refusera de léguer à une quelconque famille. On nous pardonnera certainement.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Alors pour demain, je rêve. Je rêve que le temps grise ma tignasse fougueuse, de cette couleur qui séduit tant les jeune étudiantes du monde occidental, habituées à trépigner devant des George Clooney en puissance. Je pourrais parler à des gens plus âgés sans qu'ils me conseillent de retourner lire « Oui-oui apprend à faire ses lacets » : la culture se lira sur mon visage, et je passerai instantanément du fan boutonneux de Bernard Werber au lecteur de Sartre dans l'œil du tout-Paris. Demain, la quarantaine me prendra dans ses bras et nous nous emploierons à cueillir la jeunesse déjà peu farouche à mon égard d'accoutumée. Alors je m'impatiente, demain la jouvence s'achèvera, la sénescence tardera, créant une zone temporelle d'harmonie entre la crétinerie jouissive infantile et les joies adultes non moins jouissives, entre culture élitiste et sexualité débridée.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7341160440939183559-7924907561452422017?l=lesvalses.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesvalses.blogspot.com/feeds/7924907561452422017/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lesvalses.blogspot.com/2012/01/le-vieil-homme-accompli-hier-pourtant.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7341160440939183559/posts/default/7924907561452422017'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7341160440939183559/posts/default/7924907561452422017'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesvalses.blogspot.com/2012/01/le-vieil-homme-accompli-hier-pourtant.html' title=''/><author><name>Shyle</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14678502992943393956</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7341160440939183559.post-4214125199291635866</id><published>2012-01-05T11:41:00.001+01:00</published><updated>2012-01-05T11:48:17.912+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center" class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;« Audition »&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://shyle.free.fr/blog/grmp.PNG" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center" class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;Hier, j’apprends que pour jouer de la musique dans le métro, il faut passer une audition. Après m’être demandé si les filles de joie étaient pareillement auditionnées avant de quémander quelques sous, j’envoie une lettre à la Régie Autonome des Transports Parisiens, mieux connu sous le sigle RATP, subtile anagramme de rapt, en accord avec leurs tarifs pratiqués. Les demandes sont nombreuses, plus qu’on ne pourrait le penser pour de la prostitution musicale en sous-terrain sordide (le terme n’est pas choisi à la légère au vue de la suite de l’histoire). Après avoir bataillé avec une secrétaire aussi cruche que le veut son rang social,&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;nous obtenons un ami et moi une audition dans les luxueux locaux de l’entreprise, l’espace Métro Accords, quelque part vers Charonne, lieu de résidence dudit ami. Nous nous demandons donc à juste titre comment cela va-t-il se passer. Nous nous mettons à spéculer sur l’endroit, le jury hypothétique et l’ambiance générale qu’aura l’audition. Après avoir travaillé deux trois morceaux avec autant d’assurance qu’un chat devant une baignoire, nous décidons que la nuit sera notre meilleure conseillère. Après tout, quand on voit le ramassis d’accordéonistes endimanchés et de péruviens égarés qui jouent de la flûte comme on souffle dans une bouteille de rouge de la veille dans les stations de la capitale, on se dit que le jury sera ouvert à n’importe quel genre folklorique du moment qu’il fait preuve d'assez d’exotisme pour titiller l'électrice bourgeasse de droite en manque de basané qui traverse la ligne 12 entre Porte de Versailles et Madeleine.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;Aussi aujourd’hui, nous décidons de venir sous le schéma peu classique guitare/ukulélé baryton, nous fournissant ainsi l’habile décalage de nous rêvions entre musique simpliste et grain de folie aussi exotique qu’une noix de coco dans le cul. Cela nous ajoute un petit charme &lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;arty&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt; à faire pâlir toutes les jeunes collégiennes sensibles au goût de l’acoustique : aujourd’hui jour J, nous sommes fin prêt à nous lancer à la conquête du métropolitain. Pas d’amplification, pas de costume trois pièces, nous y allons le cœur léger avec ce que l’on a de mieux à proposer : des &lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;folk songs&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt; désuètes sur les joies toujours actuelles de glisser sa main dans la chaleur moite d’une culotte petit bateau, après une soirée ou la détentrice du vêtement de coton, petite étudiante en art joviale, s’est endormie profondément après plusieurs shots de vodka pur et un demi pack de bières au citron. Trêve de palabres, nous arrivons sur les coups de midi devant une devanture d’une modestie insultante pour qui se prétend musicien. Le message est clair : la maison n’honore pas ses putes.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;A l’entrée, des gens attendent, d’âges divers… Nous les entendons parler. « Moi, dis une grosse dame dont la graisse du cou danse avec un collier en fausses perles que son mari lui aura sûrement offert afin d’endormir une sombre affaire d’adultère avec une plus mince… Moi, dit-elle, ce que j’aime, ce sont les belles voix françaises, je vibre pour Serge Lama, je tremble pour Julien Clerc, je frissonne pour Jean-Jacques Goldman. Je suis même au bord de l’orgasme en écoutant ce bon vieux réac’ de Sardou ». N’ayant aucun point de similarité avec ces insultes au bon goût, mon ami et moi commençons naturellement à nous poser des questions. On entend que comme dans toute bonne démocratie, il faut remplir des quotas. Il y a un pourcentage d'accordéonistes pris volontairement au détriment d'autres gens plus intéressants car les touristes, ils veulent du rêve français. Ils veulent du crin-crin et de la musette sur le pont des Arts, ils veulent du Voltaire qui écrit à Rousseau, des grand-pères qui mettent leurs bérets avant d'acheter leurs baguettes à la boulangerie du coin. On veut Louis de Funès qui galoche Amélie Poulain ; et peu importe l'anachronisme tant qu'on a l'ivresse d'un bon vin français. On leur offre du &lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;parisianisme&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt; à tout va, et puis aussi des immigrés marrants. Tout le monde, disent-ils, sait qu'ils jouent faux et qu'ils sont un ramassis éhontés de clichés, mais ça permet de dire qu'on laisse sa chance « même aux immigrés ». Goût de vomi acre dans le fond de la gorge, nous doutons.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;Enfin, la porte s'ouvre sur un hall sobre, type salle d'attente d'un dentiste véreux, on nous signale qu'il faut emprunter les escaliers. Ces derniers mènent à une petite salle en sous-sol, dont l'ambiance est aussi musicale qu'un pêt de routard.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;Là, la petite grosse fanatique de chanteurs friqués à la mort cérébrale proche descend, accompagnée de ses interlocuteurs. Nous comprenons assez vite qu'il s'agit du jury. Nous tremblons alors de tous nos jambons, au vu de leurs goûts prononcés pour la daube franco-française. Une fois l'étape de la tolérance passée, ils se montrent plutôt gentils. Nous rions avec eux, osant même quelques boutades sur la situation sordide de faire auditionner des gourgandines de notre genre.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;On nous annonce alors que l'on attend en fait le grand manitou –le mac de la maison mère. L'homme descend après s'être fait attendre une bonne vingtaine de minutes, un café à la main. Genre basané à la mine patibulaire, chemise noire entrouverte sur un tapis de poils brossé pour exciter le public, le tout avec vue sur chaîne en or, stéréotype du macho que n'osent même plus les mafieux marseillais depuis les années 80. Le type parle avec une voix rauque, remonte sa gourmette d'un geste aussi élégant que le terme « sodomie » dans un premier repas galant. Il nous fait installer, plus personne ne rit. La musique, c'est sérieux bordel. Nous devons maintenant parler de nous. Bien. Nous tentons une biographie courte et ludique, dans laquelle nous mettons en avant nos plus beaux atouts. Nous bombons le torse pour faire ressortir nos seins, nous roulons du cul et frémissons des hanches devant ses messieurs qui nous coupent en pleine danse nuptiale. On veut de l'action ici, pas de préliminaires. Frustrés, nous annonçons le titre de notre première chanson, le mac fronce ses sourcils touffus en raccord à la moquette de son torse : « Ah, dit-il l'air contrarié, vous ne chantez qu'en anglais ? ». Mauvais point pour nous, apparemment. Le mec a le regard du type qui aurait boycotté les Beatles à leur arrivée en France. Nous commençons. Le jury sourit, le mac reste de marbre. « Bon, et la suivante ? » demande t-il comme s'il était prévu que l'on enchaîne directement.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;Nous nous exécutons, tentant une deuxième position du Kâma-Sûtra musical en y mettant plus de fougue, essayant de faire jouir ce vieux rabougri aussi fermé à nos charmes qu'un chat devant une montagne de Croquettes &lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;Deluxe&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt; achetée une blinde la veille. Nous sommes là, à quatre pattes à attendre le coup de rein fatidique mais rien n'y fait, l’homme se contente de frapper nos joues de pêche innocentes avec son membre turgescent. Souillés et humiliés, nous finissons notre prestation. Le jury nous sourit et nous félicite, et une fille au fond a même l'air toute enthousiaste à l'entente de notre musique de boiteux. Mais l'on comprend rapidement par le biais de la secrétaire (la même qui m'envoyait des e-mails à l'orthographe douteuse) que le mac restera le seul à décider au final, ne s'embarrassant des autres qu’en vagues conseillers.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;Ce qui est énervant c'est que nous sommes objectivement loin d'être de très bons musiciens, mais ne pas avoir pris le temps d'entrer dans le jeu &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;–alors que ce même temps est justement consacré au dit jeu, reste aussi méprisant et rabaissant que le physique du bonhomme est grotesque.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt; Bon joueur, je réfrène l'envie de cracher au visage du type en lui promettant de se taper sa fille le lendemain &amp;nbsp;de sa majorité, et de balancer les vidéos honteuses sur tout internet. Non, nous quittons le sous-sol en saluant ceux qui le méritent, nous sourions quand même.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; En sortant, nous sommes rattrapés par la jeune fille aux charmes de l'Est indéniables qui nous avait visiblement apprécié. Journaliste pour la presse allemande, elle nous dit ne pas faire parti du jury : c'était trop beau. Là pour un reportage, elle dit aimer notre musique, notre son, notre humour, et nous devons presque l'empêcher de nous sauter dessus, réclamant les traitements les plus obscènes qui soient. Presque.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;Je devine aisément la suite.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;Demain nous auditionnerons les mendiants dans les rues, y'a pas de raison. Ils seront jugés sur leurs prestations scéniques bien sûr &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;–&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;très important le mouvement de la main tendue qui demande, qui implore. Les costumes de scène auront eux aussi leur importance, évidemment. Collection printemps &lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;jean&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt; troué veste rapiécée, collection automne-hiver doudoune crasseuse et carton ondulé. Nous évaluerons logiquement le chant, plaintif ou revendicatif, et les rôles de chacun. Les classiques estropiés de guerre à moignons apparents, veuves éplorées ou roumaines à enfants sont à privilégier. Enfin, cette année une catégorie des pires orthographes verra le jour, alors à vos cartons et vos feutres noir en fin de vie. J'y inscrirais madame la secrétaire, elle a une chance dans cette catégorie.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;Demain, nous recevrons un e-mail, sobre, de refus logique de pouvoir entrer dans le bordel du rapt. Non, ne pleurons pas, car demain c'est aussi l'espoir. L'espoir de pouvoir tapiner librement, sans quotas. Nous avons en fait, faillit commettre une erreur et nous en étions presque fiers.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Demain, le mac se fera renverser par le coupé cabriolet d'un type plus riche et amer que lui. Il sera là, dans une rue étroite et somnolente, les genoux dans un angle inquiétant de 45 degrés. Le crâne dégoulinant de sang sur sa chemise d'acteur pornographique allemand des années 70, il tendra la main avec le même ton implorant que les pauvres qu'il auditionne. Alors, je pourrais passer par là et écraser ma nouvelle guitare &lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;Fender Stratocaster&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt; sur son visage, le laissant pour mort dans les rues de Paris. Mais non. Sans haine, sans rancœur et sans violence, je jugerai de son cas sur des critères aussi subjectif que son refus d'ouverture est objectif : supplie t-il bien comme je désire qu'il supplie ? N'a t-il pas trop un accent déplaisant ? Détonne t-il avec le paysage de la rue tranquille parisienne ? N'y a t-il pas un mourant plus présentable pour la vitrine de la France ? &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;Alors demain quand je recevrai ce message de refus, je le placerai simplement dans la corbeille, là où le C.V. du mac aurait dû finir plusieurs années auparavant, quand la RATP cherchait encore quelqu'un pour juger du talent nécessaire pour s'user la santé à jouer dans un repère à miasmes pneumoniques.&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7341160440939183559-4214125199291635866?l=lesvalses.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesvalses.blogspot.com/feeds/4214125199291635866/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lesvalses.blogspot.com/2012/01/audition-hier-japprends-que-pour-jouer.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7341160440939183559/posts/default/4214125199291635866'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7341160440939183559/posts/default/4214125199291635866'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesvalses.blogspot.com/2012/01/audition-hier-japprends-que-pour-jouer.html' title=''/><author><name>Shyle</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14678502992943393956</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7341160440939183559.post-1742390419500633722</id><published>2011-12-24T22:31:00.019+01:00</published><updated>2011-12-24T22:44:34.048+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;« Etrennes »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://img718.imageshack.us/img718/3818/etrennes.png" /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp; Hier, pendant que quelques retardataires choisissent encore à la dernière minute des cadeaux ringards pour des enfants avides de violences vidéo-ludiques, et autres livres désenchantés pour lecteurs léthargiques ; je déballe les miens en avance, trop soucieux de garder mon 25 décembre pour cuver des bouteilles d'alcool de la veille. Hier, je découvre les présents de ceux que mes Mémoires désigneront à tort comme des amis, et de quelques admiratrices banales aux attentions fort louables, je me vautre dans le conscience de mon charme. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp; Dans un premier temps, il faut lacérer les immondes papiers colorés qui servent d'emballages, représentant des bonshommes grassouillets tout de rouge vêtus , des rennes enrhumés et d'autres cadeaux (emballer un cadeau dans un papier à l’effigie du cadeau emballé... tout est dit), le tout dans une orgie de mauvais goût chromatique. Je déchiquette soigneusement le premier paquet : il est signé d'un ami banlieusard dont j'accepte qu'il m'adresse encore la parole, grand seigneur, par générosité sociale. Le pauvre. Son cadeau est d'ailleurs emballé dans un papier gris aussi lugubre que la tours de cités qu'ils habitent, lui et ses comparses dealers de cannabis. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp; Donc, je me retrouve bientôt nez à nez avec un bouquin à la typographie dont la modernité viole rageusement l'éthique des choses simples, un livre au nom gravé : &lt;i&gt;Games Of Thrones&lt;/i&gt;. Le brave chômeur, sans doute englué devant la télévision toute la journée comme tout inculte de son rang social, a trouvé par le biais de cette série médiocre un goût nouveau pour la littérature, à l'opposé de ses penchants habituels, &lt;i&gt;FHM &lt;/i&gt;et &lt;i&gt;Hiphop Mag&lt;/i&gt;. C'en est presque touchant. Normal aussi de d'avoir assimilé ma personne, autrement plus fortuné et cultivé que ces amis usuels, au bobo quelconque qui s'amoindrit l'esprit de phénomènes de masse. Je jette le bouquin où est sa place, dans la poubelle aux côtés d'un vieil emballage de barbaque séchée et de pelures d'oranges. Penser à envoyer au brave garçon un roman de Voltaire, ça le surprendra certainement de savoir que ce patronyme n'est pas l'unique propriété d'un collège sarcellois en banlieue nord.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Aujourd'hui, après une nuit esseulé comme un prince, je regarde tous les cadeaux déballés de la veille, ils me toisent presque et me narguent, contents de me présenter, à la place de merveilles d'inventivités, de sordides bibelots dont le coût total ne doit pas excéder le prix d'une baguette. Et même au prix élevé du pain et de la taxe sur la poitrine opulente de la boulangère, ça fait peu. J'ai à ma droite par exemple, un DVD compil' du meilleur du stand-up français, oxymore pourtant sans ironie regroupant ce que les américains ont fait de plus gras après le double-cheeseburger, mais avec le goût moisi du roquefort en plus. Un peu plus loin dans les papiers froissés, une montagne d'inutilités.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Alors que je songe à obtenir vengeance de ces odieuses offrandes par l'envoi de l'intégrale de Sardou dans l'optique de provoquer chez mes victimes un cancer des tympans à l'écoute de la voix éraillée d'un l'homme dont la mort tarde ; je réalise soudain l'effrayante vérité. On m'assimile au bourgeois naïf et prétendument caustique qui par souci du second degré qu'il croit subtil, prend un malin plaisir à envoyer à ses amis &lt;i&gt;hipsters &lt;/i&gt;des photos de Père Nöel bourré, trempé dans leur propre vomi. La preuve en est ce cadeau-ci, posé sur les bûches ardentes de la cheminée : un scandaleux ouvrage du non moins condamnable du dénommé B. Vivès, vraie ode à l'élitisme graphique que seuls quelques anciens élèves des Arts Décos apprécient, dénué de bon sens et de recul. Ils rient comme l'on encense une croûte peinte avec les pieds en l’étiquetant « art contemporain ». &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp; Non, je ne suis pas de ceux dont l'unique plaisir des fêtes et de mentionner l'intérêt bancaire des vendeur de rêves, ou de descendre plus bas que terre l'homme de rouge vêtu, lui ressassant ses origines sans trêve. Non, malgré les médiocres présents et l’hypocrisie générale, j'aime Noël. Les pauvres qui pensent aux étrennes, les riches qui pensent à leurs culs bombés...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Demain, les enfants devront rêver, devront attendre au pied du sapin, sans pour apprendre la prétendue joie des traditions. Non. Demain, ô demain, sera enfin le temps des réjouissances familiales, des banquets interminables où les blagues vicelardes d'ordinaire décriées du tonton barbu passeront alors avec le goût du vin pour de l'humour de saison. Demain les enfants qui auront attendu cette date toute l'année durant obtiendront de leur calme somme toute relatif des jouets, fabriqués par des enfants pas nécessairement moins sages mais assurément plus malchanceux ; les grand-parents se verront déballer d'énième bouillottes ou charentaises ; les maris honnêtes recevront le doux fourreau des lèvres de leur aimée pour y ranger leur attirail en guise de cadeau. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp; Demain finalement, nous oublierons quelques instants notre sombre cynisme quotidien en voyant la neige tomber et nous nous réjouirons de la félicité de repas gras et copieux comme l'on en sert une fois l'a. Demain je ferai parti des abrutis qui, couverts d'hideux pulls en laine qui gratte offerts par des tantes à la barbe naissante oubliées des calendriers d'anniversaires, vous souhaiteront de joyeuses fêtes.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7341160440939183559-1742390419500633722?l=lesvalses.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesvalses.blogspot.com/feeds/1742390419500633722/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lesvalses.blogspot.com/2011/12/etrennes-hier-pendant-que-quelques.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7341160440939183559/posts/default/1742390419500633722'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7341160440939183559/posts/default/1742390419500633722'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesvalses.blogspot.com/2011/12/etrennes-hier-pendant-que-quelques.html' title=''/><author><name>Shyle</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14678502992943393956</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7341160440939183559.post-7780577669389072061</id><published>2011-12-21T20:13:00.000+01:00</published><updated>2011-12-21T20:15:23.875+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center" class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;«&amp;nbsp;Seconde jeunesse&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center" class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;img src="http://shyle.free.fr/blog/jeunesse.png" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;Hier, j’entends la pluie gronder contre les fenêtres de mon appartement comparable à une éponge géante, préparant par la même les classiques casseroles destinées à recevoir l’eau qui coule des toits pendant que les voisins asiatiques s’hurlent dessus comme après un match de sumos. N'y voyez aucun stéréotype.&lt;br /&gt;Hier j’ai le blues, comme l’on dit quand on manque de vocabulaire et que les anglicismes primaires sont les seules solutions à cette lacune. Hier, et malgré le succès éclatant de mes écrits que le tout Paris désigne comme l’avenir de la littérature française, malgré les filles de petites vertus qui iront bientôt se pâmer à mes bras, roulant leur derrières juvéniles en manque de secousses ; non, malgré tout, hier je n’ai pas le moral. &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;Pendant que je classe mes divers papiers administratifs pour lesquels je n’ai jamais eu de réels sentiments, mon téléphone sonne. Bien décidé à me déconcentrer rapidement de cette tâche harassante, je décroche. Là, au bout du fil, je reconnais cette voix douce-amère, cette tonalité ambiguë, ce timbre adolescent et ce verbe prétentieux. Je me reconnais moi.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;Alors je me salue –ou plutôt il me salue, il semble en colère. « Ecoute, dit-il, je suis le toi du passé, toi du haut de tes 18 berges, je t’appelle d’un paradoxe temporel que ton cerveau abimé par l’excès de drogues médicamenteuses n’a plus la capacité de comprendre. Je suis vraiment déçu, il va falloir m’expliquer ». Sur ces mots impromptus, je suis d’abord abasourdi de me parler à moi d’une part, mais de ma beauté dans la fleur de l’âge d’une autre. Je suis tel César découvrant la statue que des générations de petits esclaves ont taillé pour lui, dans son plus simple appareil, tel Dieu l’a conçu. Puis une fois la surprise passée, je reviens à mes esprits. D’où ce jeune branleur à la chevelure grasse, ce cancre, unique échec scolaire d'école d’Art, d’où cet impudent maigrichon efflanqué ose t-il me tenir ce discours ? Je lui demande d’expliciter sa pensée, s’il a plus de dix mots disponibles dans son dictionnaire personnel. Il me raconte qui j’étais, me rappelle mon passé, l’époque où j’étais un dessinateur voué à la réussite, où l’intégrité était mon cheval de bataille, pourfendant l’absurde certitude nombriliste de professeurs trop occupés à se toucher entre eux pour voir l’évolution de leur propre matériau. Il me rappelle mon engouement pour l’autoproduction et la spontanéité. Aucun répit, j’entends parler du prétendu avenir que j’avais commencé à broder, de l'ambition de publier de beaux ouvrages à l’âge maximal de vingt ans. « Tu as troqué l’intégrité contre la mendicité, la spontanéité contre la lâcheté. Tu es enfermé dans ton cynisme de bobo prétentieux, dit-il, alors que tu n’en as pas le compte en banque. Tu n’es qu’une erreur de vieillesse ». Et il raccroche.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;Dur. Je vacille… Plus que de colère, je me sens submergé de nostalgie et de mélancolie. Il me parlait de ce temps bien heureux où les portes s’ouvraient les unes après les autres, maintenant qu’il n’y a même plus de cloison à fermer, glissant dans un couloir où la sortie est l’unique aller simple que l’on puisse réellement avoir : le décès. Je me souviens de ce &lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;moi&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt; plus jeune, à qui il suffisait de lécher le lobe d’oreille d’une jeune fille à peine pubère pour qu’elle soit désireuse de me rendre la pareille sur plus imposante protubérance. Je me souviens de quand tout était autorisé. Je me souviens d’avoir été vieux à vingt-et-un ans.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0pt;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;Aujourd’hui, en me levant au pied d’une flaque d’eau de pluie, je subis un choc neurologique et décide alors de ne pas me laisser abattre. Il est maintenant temps de vivre une nouvelle jeunesse. &lt;/span&gt;&lt;span style="line-height: 115%;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;Aujourd’hui, je me mets à rêver à une seco&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;nde période d’essai –une enfance redonnée, comme une année sabbatique ou des RTT mais en culotte courte, qui m'éloignerait du cloaque funeste de la vieillesse. Oui, accordons à mon âge encore décent, une période entière de gaminerie totale. Une période de matage dans la rue, de sucettes à l’orange, de nuit &lt;i&gt;Super Mario bros.&lt;/i&gt; avec les potes. Une future époque de joies, de jets de peintures sur les méchants de ce monde, de cochonneries adolescentes et de &lt;i&gt;comicbooks&lt;/i&gt; aux &lt;i&gt;Krayola&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;   &amp;nbsp; &amp;nbsp;Aujourd’hui donc, je mets mon pull Waïkiki et je vais rouler dans l’herbe avant de prendre le goûter traditionnel de quatre heures trente de l’après midi : des pains au lait, des madeleines, des cookies, des gâteaux faits maison par l’entité paternelle.  Mes doigts rougis par l’excès de pichenettes sur des billes de verre dans le but avoué de ruiner la collection de celui qui joue  avec moi ; ces doigts engourdis vont se relaxer sur les boutons rouge vin des &lt;i&gt;Game Boy&lt;/i&gt; première génération. Aujourd’hui plus d’amende ou de risques de prison, je veux cent fois copier sans foi : « je n’insulterai plus le policier de tête de chien galeux ». Je veux regarder sous les jupes des filles et n’avoir pour seule punition une jolie gifle rétroactive, plutôt qu’un procès en assises.  Je veux être privé de sorties pour avoir volé des bonbons chez ce vieux facho de boulanger pour qui les émigrés sont l’égal de la charcuterie : il connait l’existence du business mais il ne veut pas avoir de ça chez lui.&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;   &amp;nbsp; &amp;nbsp;Aujourd’hui, journée de la seconde jeunesse, je me surprends à vouloir tartiner de grandes baguettes achetées chez ce même raciste façonneur de pain avec de la confiture de coings. Aujourd’hui je retrouve le goût des amandes, le goût des amantes ; chaque présent du passé revient dans mon présent et chacune des filles qui me sourient est ma Madeleine de Proust. La jeunesse est synonyme d’optimisme. C’est plus facile d’avoir de l’espoir quand on en a encore le temps.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Demain, je serai de nouveau mature, je n’écrirai plus d’inepties où je parle à moi-même dans l’optique d’être lu par deux graphistes en manque de pseudo-sensations littéraires sur internet. J’irai me replonger dans ces maudits papiers, impôts, déclarations de revenus et autres joyeusetés du quotidien ; mais demain c’est aussi l’espoir et l’envie de m'instaurer une fois le mois, une journée dédiée à la jeunesse. Non pas à ces actuels pubères aux mœurs ambiguës et à la bonne visibilité suspecte au vu de leur goût vestimentaire discutable… Pas de ces ignorants dont le langage se distingue difficilement de celui du babouin doguéra, ces adolescents boutonneux avides de première pénétration. Non, une journée vouée à notre propre jeunesse où nous ferions les joyeux cons, où nous ferions les niais, où nous ferions ce qu’en fait nous regrettons. Ressortons notre jeune nous de nos placards cérébraux :&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;   &amp;nbsp; &amp;nbsp;Comme ce que nous sommes aujourd’hui tend à cacher ce que nous étions hier, redevenons-le demain.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Demain, je ferai moins chiant et un brin moins pompeux.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;, &amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 11pt; line-height: 115%;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7341160440939183559-7780577669389072061?l=lesvalses.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesvalses.blogspot.com/feeds/7780577669389072061/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lesvalses.blogspot.com/2011/12/jeunesse-hier-jentends-la-pluie-gronder.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7341160440939183559/posts/default/7780577669389072061'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7341160440939183559/posts/default/7780577669389072061'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesvalses.blogspot.com/2011/12/jeunesse-hier-jentends-la-pluie-gronder.html' title=''/><author><name>Shyle</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14678502992943393956</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7341160440939183559.post-8530744214339233949</id><published>2011-12-18T04:13:00.012+01:00</published><updated>2011-12-18T20:21:42.465+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div align="center" class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;«&amp;nbsp;Ouverture&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center" class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center;"&gt;&amp;nbsp; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://shyle.free.fr/blog/ouverture.png" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;Hier, déjà complice de la bande d’amateurs en mal d’amour et de talent qui, sous couvert de journal prétendument intime servent à un public d’internautes abrutis par des heures de pornos gratuits des bandes-dessinées aussi froides que leurs âmes&amp;nbsp;; hier, je décide de rajouter à mes chefs d’inculpation le narcissisme par écrit. Soucieux de proposer à mes futurs éditeurs bedonnant des illustrations toujours plus libres et dénuées d’égocentrisme pathologique, je décide donc de séparer ces deux spécialités. L’écriture pour la logorrhée verbale compulsive, le dessin pour l’invention. Hier donc, je cherche un moyen plaisant de pouvoir déblatérer sur mes contemporains, de pouvoir sortir chaque obscénité intelligente ou réflexion stupide qui me passerait par la tête. Je choisis alors d’ouvrir un blog. Un blog. Rien que le nom écœure déjà j’en suis sûr, les moins sensibles des grammairiens de ce pays. &lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;Blog&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;. Le mot sonne comme un rejet oral trop soudain. En cela, on peut dire que le mot est bien choisi. Je viens de m’inscrire dans un mouvement qui prône sa capacité à vomir spontanément les plus fades des inepties, exceptions mises à part. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Hier toujours, j’hésite entre garder ma vraie identité et me choisir un pseudonyme d’auteur, afin d’anticiper tout excès de hargne de futurs hypothétiques lecteurs, d’anciennes conquêtes d’une nuit ou d’abrutis quelconques, plutôt communs sur la toile. Je pense à Emile Renard, petit clin d’œil au prénom de mon futur fils si j’en ai un jour, associé à la malice du canidé bien connu des contes et fables. Un côté écrivain-poète légèrement pompeux que je choisis d’abonner rapidement. Je trifouille donc dans mon cerveau d’autres noms d’emprunt éventuels, mais il ne me vient que des genres d’animaux, du lézard au corbeau, en passant par la gallinette cendrée. Penser à en parler à mon psy, bien curieux de savoir l’effet de toute cette pensée animale sur ma sexualité. Non, alors je continue à creuser dans le vent, comme l’on apprend à nager, le ventre posé sur un tabouret (mimez-le, sinon ça ne marche pas). James Howard me semble faire l’apologie de la momie Elizabeth II,&amp;nbsp; et Hans Helmet, celle du dictateur bien connu de Mike Godwin. Dans ma détresse, mon cerveau machiste pourtant dopé à des années de levrettes misogynes pense même à un patronyme féminin. Une jeune Lisa Sullivan à la vie débridée, qui parlerait de ses ébats avec dix fois plus de charme et dix fois moins de pilosité que l’homme sans finesse que je suis. Mais non. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Je ferme l’écran honteusement carré de mon ordinateur portable, décidant par la même de ranger ces idées saugrenues au fond de mon esprit, bien convaincu de leur stupidité.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Aujourd’hui, pendant que certains grillent leurs neurones avec les &lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;beats&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt; de David Guetta aux mélodies aussi évoluées et prometteuses qu’un fœtus sous calmant dans le ventre de sa mère alcoolique, j’essaye de me mettre au jazz, mes oreilles pourtant imperméables à ces techniciens prétentieux qui sirotent du martini en regardant leur onanisme mutuel. Mais j’aime l’élitisme qu’il suscite, pouvoir citer Billie Holiday ou Chet Baker dans une conversation, ça a toujours plus de classe que de placer, entre deux vannes tirées du dernier spectacle de Jamel Debbouze, une référence à Christophe Maé, purulence d’une variété déjà bien acnéique. Holiday contre Hallyday, tout ça. Cette musique chatoyante –celle de Billie, donc, chatouille mes oreilles et me redonne l’envie d’écrire un brin. Décidant de continuer ce texte sous trois axes&amp;nbsp;: Hier, Aujourd’hui et Demain, l’idée d’une valse vient me caresser le bulbe rachidien. Les idées s'imbriquent, trois temps pour une valse, trois temps pour un billet&amp;nbsp;: passé, présent, futur. &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Plus tard dans la journée, le recul me fait de nouveau douter, ayant bonne conscience de n’avoir à proposer comme lecture qu’un exutoire dont un rouleau de papier toilette aurait largement suffit comme support. Pourquoi faire cela ? Le monde des réseaux informatiques n’a-t-il pas assez de médiocrité pour remplir ses serveurs ? Comme tout bon adulte responsable, je tire d’une poche poussiéreuse une pièce de dix centimes, sauvegardée quelques minutes auparavant d’un clochard du coin. Pile ou face. Pile, je continue cette désastreuse entreprise d’écrire le plus fréquemment possible des petits textes d’humeurs, à l’envie, tentant toujours par les mots d’expliquer ce que je ne peux visiblement pas faire en graphisme de part un niveau visiblement insuffisant, mais néanmoins encore plus élevé que tout les lurons médiocres dont je parlais précédemment. Face,&amp;nbsp; j’arrête ici l’effort, bien conscient qu’en définitive il s’avère aussi utile au monde que le sont les chansons caritatives à sauver n’importe quel pays sous-développé lors du premier cataclysme naturel. Je tire, la pièce tombe.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Demain il sera aux alentours&amp;nbsp; de trois heures de l’après-midi quand mon corps, épuisé par une nuit de visionnage illégal&amp;nbsp; de séries américaines abrutissantes, décidera enfin de se lever. Je serai presque en forme, alors je déciderai d’assumer. Oui, j’assumerai mes mots maladroits, mon style littéraire issu d’une fusion entre celui d’une collégienne pré-pubère arrogante et celle du moins bon des Marc Levy &amp;nbsp;–plus proche du broyeur à papier que du Goncourt. J’assumerai la futilité apparente de ces écrits, le crétinisme, le narcissisme, l’onanisme, la mauvaise foi et l’inutilité qui transpireront de mes billets internautiques. J’assumerai de parler pour ne rien dire, mais ne rien dire de ce que je ne pense pas, car ne rien dire c’est déjà intéressant.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Demain, promis, suffiront les pseudonymes fumeux et les jeux de cache-cache avec la vérité comme j’adore tant le faire en dessinant. Non, demain, je balance mon unique CD de Billie Holiday et je me mets la discographie entière des Ramones entre les deux oreilles pour commencer la journée.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7341160440939183559-8530744214339233949?l=lesvalses.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesvalses.blogspot.com/feeds/8530744214339233949/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lesvalses.blogspot.com/2011/12/sdfgh.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7341160440939183559/posts/default/8530744214339233949'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7341160440939183559/posts/default/8530744214339233949'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesvalses.blogspot.com/2011/12/sdfgh.html' title=''/><author><name>Shyle</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14678502992943393956</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
